Développement de l'enfant et accompagnement éducatif

La thématique « Développement de l'enfant et accompagnement éducatif » au concours ATSEM couvre l'autonomie de l'enfant de 2 à 6 ans, l'accueil des familles et les Projets d'Accueil Individualisé. Découvrez cette thématique et mettez toutes les chances de votre côté au concours ATSEM.

Dernière mise à jour : 2 juillet 2026 Démarrer GRATUITEMENT
Flèhe droite

À propos du développement de l'enfant au concours ATSEM

Le développement de l'enfant entre 2 et 6 ans est l'un des grands thèmes du concours ATSEM. Cette partie permet de comprendre les repères propres à chaque âge et la façon dont l'ATSEM y adapte son accompagnement. Elle aborde les repères de développement, l'accueil de l'enfant et de sa famille, les activités éducatives, les repas et le Projet d'Accueil Individualisé (PAI).

Pourquoi ce thème dépasse la seule notion d'autonomie

Le décret n° 92-850 du 28 août 1992 modifié situe l'ATSEM comme un acteur de l'assistance au personnel enseignant pour l'accueil et l'hygiène des enfants. Ce thème est souvent réduit, à tort, à la seule notion d'autonomie de l'enfant. C'est un point de départ nécessaire, mais largement insuffisant pour répondre aux questions posées au concours.

Le jury attend une compréhension plus large : comment l'ATSEM accompagne concrètement chaque moment de la journée d'un enfant de maternelle (arrivée, les activités, le repas, l'hygiène…) sans se substituer au rôle pédagogique de l'enseignant, et en sachant identifier les moments où un enfant a besoin d'un accompagnement spécifique.

Les grandes étapes du développement entre 2 et 6 ans

Sans qu'il s'agisse d'un programme de psychologie du développement, le concours ATSEM suppose une connaissance générale des repères propres à chaque âge de l'école maternelle. Un enfant de petite section (2-4 ans) est encore en cours d'acquisition de la propreté, du langage oral et de la motricité fine ; un enfant de grande section (5-6 ans) gagne en autonomie sur ces mêmes plans et commence à se projeter dans des activités plus structurées, individuelles ou collectives.

Ces repères ne sont pas une fin en soi : ils servent à justifier, dans une réponse écrite ou un argument oral, pourquoi une situation donnée appelle une réaction différente selon l'âge de l'enfant concerné. Un enfant de petite section en difficulté lors d'un change n'appelle pas la même réponse de l'ATSEM qu'un enfant de grande section qui refuse de participer à une activité collective. Le jury valorise la capacité à distinguer ces deux situations plutôt qu'une réponse uniforme.

Chez ATSEM.fr, notre conseil est d'associer chaque repère d'âge à une situation concrète de classe. Petite section : un enfant qui pleure à la séparation. Grande section : un enfant qui refuse de participer à un atelier collectif. Ce travail d'ancrage transforme une connaissance abstraite en réflexe utilisable face à une mise en situation.

L'accueil de l'enfant et de sa famille

L'accueil du matin est un moment identifié comme central dans les notes de cadrage du concours ATSEM, car il combine plusieurs enjeux à la fois : rassurer l'enfant, transmettre ou recueillir une information utile auprès des parents, et organiser la transition entre le moment familial et le temps scolaire.

L'ATSEM intervient souvent en complément de l'enseignant à ce moment précis : accueillir un enfant qui pleure, faciliter la séparation avec un parent, signaler à l'enseignant une information transmise par la famille (un enfant fatigué, un événement particulier à la maison).

La nature de l'échange avec les familles, et ses limites (l'ATSEM n'a pas vocation à se substituer à l'enseignant pour des informations relevant de la pédagogie ou de la vie scolaire), est un point régulièrement testé par des mises en situation.

La participation aux activités éducatives

L'ATSEM peut participer à la mise en œuvre d'activités pédagogiques sous la responsabilité de l'enseignant. Ce thème recouvre des situations concrètes : accompagner un atelier de manipulation, surveiller un coin jeu en autonomie, aider à la mise en place du matériel pour une activité, ou encadrer un petit groupe pendant qu'une partie de la classe travaille avec l'enseignant.

La nuance souvent attendue par le jury porte sur le niveau d'initiative de l'ATSEM dans ce cadre : il met en œuvre une activité déjà définie, et peut l'adapter dans son déroulement concret (gérer un imprévu, relancer un enfant qui décroche), mais ne décide pas seul du contenu pédagogique de l'activité. Cette distinction recoupe le thème plus large du positionnement professionnel de l'ATSEM, mais s'applique ici spécifiquement au moment de l'activité éducative.

Les repas : un temps éducatif à part entière

Le moment du repas, qu'il s'agisse de la collation matinale dans certaines écoles ou du déjeuner en restauration scolaire, est explicitement identifié par le statut de l'ATSEM, qui prévoit sa surveillance des enfants en restauration scolaire. Ce thème dépasse la seule surveillance : il inclut l'apprentissage des gestes liés aux repas (se servir, utiliser des couverts adaptés à son âge, débarrasser) et une dimension éducative liée au goût et à l'équilibre alimentaire.

L'ATSEM accompagne les enfants dans la découverte d'aliments nouveaux, gère les éventuelles restrictions alimentaires (allergies, régimes particuliers, parfois en lien avec un PAI) et veille au bon déroulement du temps de repas comme moment de sociabilité, pas seulement comme nécessité physiologique.

Les questions du concours sur ce point portent souvent sur la gestion d'une situation concrète : un enfant qui refuse de manger, un enfant allergique nécessitant une vigilance particulière, ou la gestion du temps de repas dans un groupe nombreux.

Le Projet d'Accueil Individualisé

Le Projet d'Accueil Individualisé (PAI) est un document qui formalise les modalités d'accueil d'un enfant présentant un problème de santé particulier : allergie alimentaire, maladie chronique, besoin médicamenteux pendant le temps scolaire. Il est élaboré avec la famille, le médecin scolaire et l'équipe de l'école, et précise les conduites à tenir en cas de besoin (régime alimentaire spécifique, administration d'un traitement, conduite à tenir en cas de crise).

L'ATSEM, en tant que membre de l'équipe au contact quotidien des enfants, doit connaître l'existence et le contenu général des PAI concernant les enfants dont il a la charge, sans pour autant être seul décisionnaire de leur mise en œuvre médicale.

Les questions du concours ATSEM sur ce point testent généralement la capacité à identifier qu'une situation relève d'un PAI (par exemple, un enfant qui présente des signes inhabituels après un repas) et à savoir vers qui se tourner pour la suite de la prise en charge.

Ce que le jury évalue sur ce thème au concours ATSEM

Les questions posées sur ce thème, à l'écrit comme à l'oral, prennent rarement la forme de définitions abstraites du développement de l'enfant. Elles se présentent le plus souvent comme des situations concrètes (un enfant qui pleure à l'accueil, un enfant allergique au moment du repas, un atelier à encadrer en autonomie) où la candidate doit identifier la bonne réaction et, surtout, expliquer pourquoi cette réaction est adaptée à l'âge et à la situation de l'enfant.

Les rapports de jury notent que les réponses les plus faibles se limitent à une description de l'action sans en justifier la pertinence éducative, tandis que les meilleures réponses relient systématiquement l'action proposée aux besoins spécifiques de l'enfant selon son âge et son contexte.

POINTS CLÉS À RETENIR
  • Le jury ne pose pas de questions théoriques sur le développement de l’enfant : il met en scène des situations concrètes

  • La bonne réponse relie toujours l’action proposée à l’âge et au contexte de l’enfant, en plus de la tâche à accomplir

  • Connaître les limites du rôle de l’ATSEM (accueil, activités, repas, PAI) est aussi important que connaître ses missions

Comment réviser ce thème selon sa voie d'accès

Une candidate au concours externe, souvent titulaire d'un CAP Accompagnant Éducatif Petite Enfance, dispose généralement d'une bonne base théorique sur le développement de l'enfant. L'enjeu pour cette voie est de relier cette connaissance théorique à des situations concrètes propres à l'école maternelle, distinctes de celles rencontrées en crèche ou en accueil collectif de mineurs.

Une candidate au concours interne, déjà en poste, a généralement vécue de nombreuses situations relevant de ce thème (accueil, activités, repas) sans toujours les avoir reliées à un vocabulaire ou à une justification éducative explicite. L'exercice consiste à reformuler sa pratique en mobilisant les bons repères de développement.

Un candidate de troisième concours, sans expérience scolaire directe, doit construire une connaissance plus théorique de ce thème, en s'appuyant éventuellement sur une expérience associative ou familiale auprès de jeunes enfants pour donner corps à des situations qu'il n'a pas vécues en contexte scolaire.