L'épreuve orale d'admission est la seconde et dernière étape de sélection du troisième concours ATSEM. Elle prend la forme d'un entretien avec un jury, débutant par une présentation par le candidat de son expérience professionnelle, associative ou élective, puis se poursuivant par une conversation visant à apprécier sa capacité à analyser son environnement professionnel et à résoudre les problèmes les plus fréquemment rencontrés par un ATSEM. Seuls les candidats déclarés admissibles à l'issue de l'épreuve écrite sont convoqués à cet entretien. Découvrez le format officiel de l'épreuve, les attentes autour de l'exposé de parcours, les résultats des sessions récentes et les observations des jurys.
Dernière mise à jour : 2 juillet 2026L'épreuve est définie par le décret n° 2010-1068 du 8 septembre 2010 modifié, qui fixe les modalités d'organisation des concours pour le recrutement des agents territoriaux spécialisés principaux de 2e classe des écoles maternelles.
Elle s'inscrit dans le déroulé global du troisième concours ATSEM : l'épreuve écrite d'admissibilité est passée en premier ; seules les candidates déclarées admissibles sont ensuite convoquées à cette épreuve orale d'admission ; à l'issue des deux épreuves, le jury établit une liste d'aptitude regroupant les candidates déclarées admises.

L'oral du 3ème concours ATSEM débute par une présentation par la candidate de son expérience professionnelle, associative ou élective, et des compétences acquises à cette occasion, sur la base d'un document retraçant son parcours. L'entretien se poursuit par une conversation visant à apprécier la capacité de la candidate à analyser son environnement professionnel et à résoudre les problèmes les plus fréquemment rencontrés par un ATSEM.
La durée totale est de 20 minutes, dont 5 minutes au plus consacrées à l'exposé. Le coefficient est de 2, soit le double du coefficient de l'épreuve écrite, ce qui en fait l'épreuve la plus déterminante du troisième concours.
Le libellé réglementaire ne prévoit ni sujet tiré au sort, ni temps de préparation pour la partie conversation : les questions posées par le jury appellent des réponses en temps réel. La candidate ne peut recourir à aucun document pendant l'épreuve, y compris le document retraçant son parcours, dont seul le jury dispose.
Le document retraçant le parcours de la candidate est établi conformément à un modèle fixé par arrêté ministériel. Il est fourni par la candidate au moment de son inscription et remis au jury avant l'épreuve. Ce document n'est ni noté ni évalué en tant que tel : il constitue pour le jury un outil de suivi de l'exposé et d'aide à la conduite de l'entretien.
La candidate au troisième concours se présente au titre d'une expérience qui n'est pas, le plus souvent, une expérience directe auprès de jeunes enfants en milieu scolaire : activité professionnelle dans le secteur privé, mandat d'élu local, ou responsabilité associative, y compris bénévole. L'exercice de l'exposé consiste précisément à expliciter ce qui, dans ce parcours, prépare aux missions d'un ATSEM.
Pour une candidate venue du secteur associatif ou d'un mandat électif, cela peut signifier mettre en avant une expérience d'encadrement de groupes, une responsabilité dans l'organisation d'activités collectives, ou une pratique du dialogue avec des publics variés.
Pour une candidate venue du secteur privé, l'exposé gagne à identifier les compétences transférables (rigueur, sens du service, travail en équipe, etc.) plutôt que de chercher artificiellement un point commun avec le métier d'ATSEM qui n'existerait pas.
La gestion du temps de cet exposé est elle-même évaluée : un exposé interrompu par le jury au terme des 5 minutes, resté de ce fait inachevé, est pénalisé, de même qu'un exposé dont la durée serait nettement inférieure au temps imparti et nécessiterait des relances du jury.
Après l'exposé, l'entretien se poursuit sur 15 minutes au moins sous forme de conversation, le cas échéant contextualisée par des mises en situation professionnelle. L'intitulé réglementaire de l'épreuve invite le jury à évaluer des aptitudes professionnelles plutôt que des connaissances théoriques à visée générale.
Le champ des questions est délimité par les missions du cadre d'emplois définies par le décret n° 92-850 du 28 août 1992 modifié :
Pour une candidate sans expérience directe du milieu scolaire, cette partie de l'entretien repose davantage sur une connaissance construite à partir des textes de référence que sur des situations vécues. C'est ce qui rend d'autant plus importante une préparation théorique solide sur ces missions avant l'épreuve.
Le jury au concours ATSEM veille à éviter les questions dont les réponses dépendraient de pratiques très spécifiques à certaines collectivités, l'épreuve visant à apprécier la capacité du candidat à résoudre les problèmes les plus fréquemment rencontrés par un ATSEM, et non des situations propres à un seul employeur.
20 minutes au total : 5 minutes maximum pour l’exposé, 15 minutes de conversation
Coefficient 2 : l’oral pèse deux fois plus que l’écrit
Aucun document autorisé pendant l’épreuve, y compris le document de parcours
La conversation se déroule en temps réel, sans sujet tiré au sort
Un exposé trop court comme trop long est pénalisé
La candidate est entendue par un jury composé de trois collèges égaux : élus locaux, fonctionnaires territoriaux et personnalités qualifiées, souvent issues de l'Éducation nationale.
Au-delà de la pertinence des réponses, les examinateurs apprécient tout au long de l'entretien des qualités attendues d'un professionnel : la gestion du temps et la capacité à distinguer l'essentiel de l'accessoire, la cohérence dans l'organisation des réponses, la gestion du stress, les aptitudes à communiquer avec l'ensemble du sous-jury, une juste appréciation de la posture face à des examinateurs, ainsi que la curiosité intellectuelle et l'esprit critique.
La note de cadrage officielle de l'épreuve la rapproche explicitement d'un entretien d'embauche : les examinateurs se placent souvent dans une position d'employeur, cherchant à apprécier si la candidate, par ses connaissances et ses qualités humaines, répondrait aux attentes du poste, quel que soit le parcours antérieur qui l'a conduit jusqu'à cette épreuve.
| CDG Organisation (Session) | Candidats présents | Moyenne | Note la plus haute | Note la plus basse | Seuil d'admissibilité | Candidats admissibles |
|---|---|---|---|---|---|---|
| CDG69 Auvergne Rhône-Alpes en 2024 | 44 | 13,13/20 | 18,80 | 82 % | 10,25/20 | 35 |
Le troisième concours est la voie présentant le seuil d'admission le plus élevé des trois sur cette session, alors même que le nombre de candidates présentes est nettement plus restreint que pour les deux autres voies. Sur cette session, 47 % des candidates du troisième concours ont obtenu une note égale ou supérieure à 14/20 à l'oral, soit la proportion la plus élevée des trois voies à égalité avec le concours externe.
Le taux de présence à l'épreuve orale reste toutefois plus irrégulier que sur les autres voies : seuls 48 % des candidates déclarées admissibles à l'écrit se sont présentées à l'entretien sur cette session, contre 97 à 99 % pour les concours externe et interne.
Les rapports de jury décrivent un niveau général des candidates jugé assez satisfaisant, mais soulignent la nécessité d'une meilleure préparation pour une partie d'entre eux, en particulier sur l'exercice de l'exposé introductif de 5 minutes.
Certaines candidates peinent à prendre du recul sur le rôle de l'ATSEM et se limitent à une description de tâches sans en expliciter les finalités pédagogiques pour l'enfant. La méconnaissance des missions de l'ATSEM sur le temps périscolaire revient comme un point faible récurrent. Les connaissances sur le système éducatif, la fonction publique territoriale et la citoyenneté sont également signalées comme insuffisantes chez certaines candidates.
Les exposés les plus réussis sont bien structurés et maîtrisés dans le temps imparti, tout en mettant en avant la motivation et les compétences transférables de la candidate, quel que soit son parcours d'origine.
Les meilleures candidates se distinguent ensuite par des réponses claires, argumentées et approfondies, démontrant une capacité à analyser les situations rencontrées par les ATSEM au-delà des seuls aspects pratiques.
L'exercice ne consiste pas à inventer une expérience scolaire qu'on n'a pas eue, mais à relier précisément son parcours réel (professionnel, associatif ou électif) aux qualités attendues d'un ATSEM : sens du service public, capacité à encadrer un groupe, rigueur, communication avec des publics variés.
Ce document conditionne la qualité du dialogue avec le jury, même s'il n'est pas noté en tant que tel. Le remplir avec précision permet d'orienter favorablement les questions de la seconde partie de l'entretien.
Le décret n° 92-850 du 28 août 1992 modifié constitue la base de toute préparation : assistance pédagogique, hygiène et sécurité des enfants, entretien des locaux, temps périscolaire. Pour une candidate sans expérience directe du milieu scolaire, cette préparation théorique remplace ce qu'une candidate interne tirerait de sa pratique quotidienne.
C'est le thème le plus régulièrement signalé comme mal maîtrisé par les jurys, toutes voies confondues.
Chez ATSEM.fr, nous recommandons de traiter le temps périscolaire comme un domaine à part entière dans votre préparation. Il obéit à un cadre distinct du temps scolaire, avec ses propres règles et ses propres responsabilités, et c'est précisément ce cadre que le jury teste. Sans révision ciblée sur ce thème, ce sont des points faciles à gagner que vous laissez passer.
Le jury évalue la capacité de la candidate à expliquer les finalités pédagogiques d'une action, pas uniquement à réciter une connaissance théorique.