Le troisième concours ATSEM s'adresse à des candidats venus d'un parcours professionnel privé, d'un mandat électif local ou d'une responsabilité associative. Le 3ème concours ATSEM ne repose pas sur un programme réglementaire au sens classique du terme. Découvrez le programme de révision dans son ensemble, organisé autour des cinq grands domaines de connaissance évalués à l'écrit comme à l'oral du troisième concours ATSEM, avec une attention particulière portée à ce qui doit être appris « de zéro » par un candidat sans pratique scolaire antérieure.
Dernière mise à jour : 2 juillet 2026Une candidate au troisième concours ATSEM n'a, le plus souvent, jamais travaillé dans une école maternelle. Cela change la nature même de la préparation : il ne s'agit pas de mettre des mots sur une pratique déjà là, mais d'acquérir une connaissance neuve d'un métier, de ses missions et de son environnement institutionnel.

Cette situation n'est pas un désavantage en soi puisque les rapports de jury notent que le niveau des candidates de cette voie est globalement comparable à celui des autres voies. Elle impose néanmoins une méthode de révision différente : partir systématiquement du texte réglementaire plutôt que de l'expérience personnelle, et se construire des repères concrets (exemples, situations types) pour ne pas rester sur une connaissance purement théorique le jour de l'épreuve.
Le premier domaine de révision porte sur une distinction simple à énoncer mais qu'il faut vraiment intégrer : l'ATSEM assiste l'enseignant sur le plan pédagogique, mais reste un agent de la collectivité territoriale, et non un agent de l'Éducation nationale. Cette double appartenance institutionnelle est une notion clé, fréquemment mobilisée dans les questions du dossier écrit comme dans l'entretien orale.
Ce domaine recouvre la nature de la relation entre l'ATSEM et l'enseignant (communication, remontée d'observations, respect du cadre pédagogique fixé par l'enseignant sans initiative pédagogique propre...) ainsi que la participation de l'ATSEM à la vie de l'école : présence au conseil d'école, contribution au projet d'école, travail en équipe avec les autres adultes de l'établissement, etc.
Pour une candidate sans expérience scolaire, le plus utile est de se représenter concrètement une journée type ATSEM pour ne pas réviser ce domaine de façon purement abstraite.
Le deuxième domaine porte sur le développement de l'enfant entre 2 et 6 ans, à savoir son autonomie progressive, ses besoins selon l'âge, son rapport au groupe et sur la façon dont l'ATSEM accompagne cette évolution sans se substituer au rôle pédagogique de l'enseignant.
Ce domaine recouvre l'accueil des enfants et des familles, l'échange avec les parents, la participation aux activités éducatives et de loisirs, l'accompagnement au moment des repas et l'éducation au goût, ainsi que la connaissance des Projets d'Accueil Individualisé (PAI), qui encadrent la prise en charge des enfants ayant des besoins de santé particuliers.
Pour une candidate venue d'un parcours associatif, ce domaine peut faire écho à une expérience d'encadrement d'enfants ou de jeunes publics, même hors contexte scolaire. Il s'agit alors d'une compétence à valoriser à l'oral, mais qui ne dispense pas de connaître précisément le vocabulaire et le cadre propres à l'école maternelle.
Ce troisième domaine est identifié par les rapports de jury comme l'un des moins bien maîtrisés, toutes voies de concours confondues.
C’est un signal rassurant en un sens, puisqu’il indique que l’absence d’expérience scolaire n’y est pas un désavantage spécifique.
Ce domaine couvre les règles d'hygiène et de soin des enfants, l'entretien et la mise en état de propreté des locaux et du matériel, ainsi qu'un point technique fréquemment interrogé : le dosage, le rangement et l'étiquetage des produits d'entretien. La sécurité au travail est également à considérer.
Une candidate venue du secteur privé ou associatif peut s'appuyer sur des notions transversales déjà connues pour ancrer plus facilement ce vocabulaire technique propre à l'école maternelle.
Chez ATSEM, notre conseil est de traiter ce domaine comme une priorité dès le début de la préparation. Le vocabulaire technique lié aux produits d'entretien, au dosage et au rangement peut sembler secondaire, c'est pourtant l'un des points les plus fréquemment testés à l'écrit comme à l'oral, et l'un des plus simples à maîtriser avec une révision ciblée.
Le quatrième domaine porte sur la surveillance et l'animation des temps périscolaires. C'est, là encore, le thème le plus régulièrement signalé par les rapports de jury comme insuffisamment maîtrisé, et il l'est doublement pour une candidate n'ayant jamais fréquenté ce type de structure, ni comme professionnel ni comme parent d'élève engagé dans la vie scolaire.
Ce domaine recouvre le choix et l'animation d'activités hors temps de classe, un cadre réglementaire distinct du temps scolaire, ainsi que des questions concrètes comme le droit à l'image des enfants.
Une candidate ayant exercé une responsabilité associative auprès d’enfants dispose ici d’un point d’appui réel, à condition de le relier explicitement au cadre périscolaire spécifique à l’école maternelle plutôt que de présumer une transposition automatique.
Le dernier domaine porte sur l'environnement institutionnel : l'appartenance à la fonction publique territoriale, les obligations professionnelles de l'agent, et la compréhension du cadre hiérarchique.
C'est un domaine où une candidate venue du secteur privé doit porter une attention particulière, le fonctionnement de la fonction publique territoriale différant sensiblement de celui d'une entreprise privée.
À l'inverse, une candidate ayant exercé un mandat électif local dispose déjà d'une connaissance pratique des collectivités territoriales, qu'il lui reste à relier précisément au statut d'agent distinct de celui d'élu.
Ce domaine recouvre notamment la distinction entre les différents statuts présents à l'école : enseignants relevant de l'Éducation nationale, ATSEM et agents de restauration relevant de la collectivité, AESH et animateurs périscolaires ayant des statuts spécifiques.
Pour un candidate du 3ème concours ATSEM, la révision ne consiste pas seulement à apprendre des connaissances nouvelles : elle consiste aussi à identifier, dans son propre parcours (qu'il soit professionnel, associatif ou électif) les points d'appui réels qui peuvent nourrir une réponse à l'écrit ou un argument à l'oral, sans pour autant les présenter comme une expérience qu'ils ne sont pas.
Une expérience associative auprès d'enfants éclaire le domaine du développement de l'enfant. Un mandat électif local éclaire la connaissance de la fonction publique territoriale. Une activité professionnelle dans le secteur privé peut éclairer des compétences transversales telles que la rigueur, sens du service, travail en équipe bien que sans connexion directe avec le métier d'ATSEM.
Le travail de révision et de préparation au concours ATSEM consiste à cartographier honnêtement ces points d'appui, puis à combler systématiquement les domaines qui n'en bénéficient pas par une révision théorique approfondie.
Repérez dans votre parcours ce qui peut servir d’appui pour chaque domaine
Pour les domaines sans lien avec votre expérience : misez sur la révision théorique
Ne gonflez pas une expérience pour la faire coller au métier, le jury s’en rend compte
Priorité : temps périscolaire et sécurité–hygiène, les deux points les plus souvent mal maîtrisés au concours